Chroniques népalaises par Thierry FRANZINI

La première fois que j’ai découvert le Népal, c’était avec mon amie en 1989. J’étais curieux de découvrir la culture népalaise et impatient de d’admirer l’Himalaya et ses sommets d’anthologie.
En 1990, une envie de reconversion professionnelle et ma passion de la montagne m’amenaient naturellement au métier d’accompagnateur en montagne. Depuis plus de 20 ans je parcours les chemins népalais avec des groupes.

Si la réputation des grands treks de ce pays n’est plus à faire, ils ont les inconvénients de leurs succès et je dois dire que les trekkings avec bivouacs ont ma préférence. Cette formule m’a permis par exemple de faire découvrir à nos clients des régions isolées du tourisme comme la vallée des Ganesh Himal au début des années 1990, la région du Manaslu en 1998 et dès 2004, la vallée de Naar-Phu, alors que le gouvernement népalais venait juste d’en autoriser l’accès aux trekkeurs.  

Hormis une moindre fréquentation que les formules en lodges, le trek sous tente a l’immense avantage de permettre une certaine souplesse dans les étapes et de pouvoir décider des meilleurs endroits pour installer les camps avec les vues les plus extraordinaires.  
Le trekking en bivouac favorise également un contact très proche avec nos porteurs mais surtout avec  la population locale, toujours curieuse et surprise de voir s’installer un groupe  dans leur village. Contrairement aux parcours en lodges, le trek sous tente nécessite une logistique plus importante et plus structurée conduisant à l’emploi de beaucoup de monde et donc avec des implications économiques plus grandes et mieux réparties. C’est pour nous un des aspects importants du développement durable et de notre implication sur place.  
Deux grandes saisons sont favorables aux treks. Si le printemps, en mars et avril, est réputé pour admirer la floraison des forêts de rhododendrons, l’automne en octobre et novembre, saison sèche et très ensoleillée, reste la plus favorable aux grands treks d’altitude et au franchissement des cols élevés à plus de 5000 m.

Népal, bonnes nouvelles !


Depuis fin 2007, le gouvernement népalais a accepté officiellement l’abolition de la monarchie. Et le paus a retrouvé une certaine stabilité politique avec le retour des maoïstes au gouvernement (ces derniers ont cédé sur le scrutin proportionnel pour accepter un système mixte). La constitution sera modifiée après les élections du 10 avril.
Voici donc un frein de moins pour ce rendre dans un des paradis de la rando, quel que soit don niveau !
Yves