Un tour à la Réunion avec Chantal PEYRIERE

Accompagnatrice en montagne depuis une vingtaine d’année, j’ai délaissé petit à petit mon activité sur le terrain pour me consacrer à l’organisation et la gestion de l’agence Destinations Queyras.
Mais les montagnes font parties de mon quotidien,  les destinations proches et lointaines m’attirent et sont au programme durant mes vacances. Après quelques bouts de chemins (Compostelle et Stevenson), j’ai découvert l’île de la Réunion : un paysage varié entre montagne, mer, volcan et végétations luxuriantes.
Les gîtes se sont développés, permettant un découpage des étapes, pour une découverte à son rythme.
Mon coup de cœur : le cirque de Mafat, évidemment !
Un cirque resté intact, sans axes routiers, avec un développement responsable : des petites écoles dans des villages, des petites maisons avec jardins et ses habitants se déplaçant à pied.
Mon incroyable rencontre : Annie et Marie-Do qui ont marché avec moi lors d’un séjour que j ‘encadrais en Crète  en 2004 !

Sur la route des Balkans avec Yves FOUQUE

Il y a quelques années de cela, je n’aurais pas pensé devenir « accro » à ce point des Balkans! Formateur d’accompagnateurs français au CRET (Centre Régional et Européen du Tourisme, Briançon), ma première expérience de formateur à l’étranger date de 1999, en Bulgarie. Jouant ensuite à saute-frontière, je me suis retrouvé en Ancienne République Yougoslave de Macédoine puis actuellement au Kosovo. Bien sûr, je me suis posé la question plus d’une fois: cela vaut-il le coup de s’investir dans des projets de coopération visant à aider au développement du tourisme de montagne, y a t’il un potentiel? Il aura fallu un premier groupe de randonneurs (suivi de quatre autres) pour conforter mon intuition. 
Dans ce pays à taille humaine, les rencontres sont quotidiennes avec une population curieuse et accueillante, même si on ne parle pas la langue. Nos albums photos en ligne vous en diront plus qu’un long discours.

Nicolas CRUNCHANT, "Le vol du Faucon"

Accompagnateur en montagne depuis une vingtaine d’années dans le Queyras, je partage aujourd’hui mon temps entre l’encadrement des groupes de l’agence et l’éducation à l’environnement auprès des publics scolaires. Mais les montagnes du Queyras sont aussi sources d’inspiration et me poussent, chaque automne ou presque, à écrire un nouveau livre… En 2011, c’est Le Vol du Faucon, un roman policier, qui a été publié aux Éditions du Queyras. Depuis quelques années en effet, les faucons pèlerins sont de retour dans notre massif, et l’occasion était trop belle de conjuguer à la fois les plaisirs de l’écriture et l’intérêt de communiquer au plus grand nombre quelques informations sur ces rapaces extraordinaires…
Mais finalement, à bien y regarder, il n’y a guère de différences pour moi entre mener un groupe de randonneurs sur les sentiers alpins ou évoquer par le biais des mots ces territoires d’exception. Le temps d’une semaine de marche ou le temps d’un livre, l’essentiel demeure : partager la passion de la montagne…

Chroniques népalaises par Thierry FRANZINI

La première fois que j’ai découvert le Népal, c’était avec mon amie en 1989. J’étais curieux de découvrir la culture népalaise et impatient de d’admirer l’Himalaya et ses sommets d’anthologie.
En 1990, une envie de reconversion professionnelle et ma passion de la montagne m’amenaient naturellement au métier d’accompagnateur en montagne. Depuis plus de 20 ans je parcours les chemins népalais avec des groupes.

Si la réputation des grands treks de ce pays n’est plus à faire, ils ont les inconvénients de leurs succès et je dois dire que les trekkings avec bivouacs ont ma préférence. Cette formule m’a permis par exemple de faire découvrir à nos clients des régions isolées du tourisme comme la vallée des Ganesh Himal au début des années 1990, la région du Manaslu en 1998 et dès 2004, la vallée de Naar-Phu, alors que le gouvernement népalais venait juste d’en autoriser l’accès aux trekkeurs.  

Hormis une moindre fréquentation que les formules en lodges, le trek sous tente a l’immense avantage de permettre une certaine souplesse dans les étapes et de pouvoir décider des meilleurs endroits pour installer les camps avec les vues les plus extraordinaires.  
Le trekking en bivouac favorise également un contact très proche avec nos porteurs mais surtout avec  la population locale, toujours curieuse et surprise de voir s’installer un groupe  dans leur village. Contrairement aux parcours en lodges, le trek sous tente nécessite une logistique plus importante et plus structurée conduisant à l’emploi de beaucoup de monde et donc avec des implications économiques plus grandes et mieux réparties. C’est pour nous un des aspects importants du développement durable et de notre implication sur place.  
Deux grandes saisons sont favorables aux treks. Si le printemps, en mars et avril, est réputé pour admirer la floraison des forêts de rhododendrons, l’automne en octobre et novembre, saison sèche et très ensoleillée, reste la plus favorable aux grands treks d’altitude et au franchissement des cols élevés à plus de 5000 m.